Jaloux? T’es pas le seul.

Cette anecdote s’inspire d’expériences vécues par moi et d’autres gars. Je la partage, car je pense que les gars gagnent à savoir qu’ils ne sont pas seuls à être maudits par le châtiment de la jalousie.

Ce matin, je déjeunais avec une fille qui m’intéressait beaucoup. Le genre de fille avec qui tu t’entends super bien, tu ris beaucoup et tu peux jaser de tout et de rien. Le genre de fille qui ne te casse pas les oreilles. Le genre de fille qui est content que tu sois toi-même.

Entre deux bouchers de toast, entre deux sujets de conversation anodine, on jasait des différentes méthodes de contraception. Dès lors, j’entendais ma voix intérieure: «ne pose pas de question auxquelles tu ne veux pas entendre les réponses.» Mais j’étais trop curieux et j’y ai demandé: «À quel moment as-tu décidé d’utiliser ça et pourquoi?»

Ce n’était pas la première fois qu’on me raconte le pourquoi du comment. Par le passé, certaines filles m’ont raconté différentes versions. Certaines prennent la pilule contraceptive, car elle permet de rendre le cycle régulier. D’autres utilisent le diaphragme, car il ne nécessite pas la prise d’hormone. Et bien sûr, il y a l’agréable sensation d’avoir des rapports sexuels plus «naturels».  Ce sont des choses que j’ai déjà entendues par le passé et dont je suis à l’aise de discuter.

(D’ailleurs, tout le monde devrait l’être. Pour en apprendre plus sur les méthodes de contraception, cliquez ici.)

Version 4

Ce matin-là, par contre, fouillez-moi pourquoi, c’était différent. Je ne me sentais pas à l’aise d’écouter la raison qui l’a amené à les utiliser. Est-ce parce que j’avais un intérêt amoureux envers elle?

Elle m’a raconté qu’elle a décidé d’utiliser les méthodes de contraception, il n’y a que quelques mois, avant qu’on se rencontre. Elle a décidé d’utiliser les contraceptions au lendemain d’une soirée arrosée et d’un one-night avec un gars (qu’elle a trouvé bien ordinaire et dont l’expérience était sur le bord regrettable). Elle disait que c’était pour se sentir plus à l’aise les prochaines fois qu’elle boira, au cas où ils, elle ou lui, oublient d’utiliser un condom.

Cette histoire, qui pourtant m’était familière pour l’avoir entendu plusieurs fois parmi mes amies, m’a frappé de plein fouet entre deux gorgées de café. Mettons que ma crampe au cerveau n’est pas passée inaperçue.

J’ai senti une soudaine pression sur mes épaules lorsqu’elle m’a demandé si j’allais bien. Je savais que la réponse était évidente. Un petit «bien sûr, ça va!» aurait suffi.

Mais je n’y arrivais pas.

Tout d’un coup, j’ai senti le temps s’arrêter, comme une voiture en plein milieu du trafic. Le silence s’est emparé de mon appétit et ça s’est mis à bourdonner à l’intérieur de moi. Comme s’il y avait une bataille de gladiateurs intramurale entre la raison et le double standard.

Version 8

J’avais chaud.

Je me serais senti mal d’y répondre que je n’allais pas bien. Je savais qu’elle se sentirait juger. J’essayais de me convaincre que je ne la jugeais pas. Mais je devais en venir à l’évidence.

Oui, je la jugeais.

Ça m’a rendu mal à l’aise. Je me dégoûtais.

Comment se fait-il que je n’avais toujours pas réussi à me débarrasser de ce double standard, malgré mes efforts des dernières années et lors de mes dernières relations?

Ça m’irritait au plus haut degré et j’ai dû en venir à une deuxième évidence.

J’étais jaloux.

Pourquoi diable étais-je jaloux de son passé?

(En passant, si vous êtes une personne de nature jalouse, je vous invite à lire sur le sujet sur le site de Passeport Santé Québec en cliquant ici.)

Version 7

En plus de la juger et d’être jaloux, je me sentais coupable. Coupable qu’elle et moi ne nous sommes pas rencontrer plus tôt.

C’était peut-être prétentieux de ma part, mais je me disais que si on s’était rencontré avant qu’elle ait eu son one-night, j’aurais pu éviter qu’elle vive cette soirée qu’elle déplore. J’osais croire que je l’aurais attiré davantage que l’autre, qu’elle n’aurait pas eu envie de l’autre, qu’elle aurait eu envie de passer une soirée mémorable avec moi.

La présence de cette culpabilité me dérangeait encore plus. Parce que ce genre de mentalité de sauveur est paternaliste, stupide et faussement romantique.

En quoi est-ce romantique de vouloir « sauver » une fille de ses propres décisions regrettables? Qu’est-ce qui garantit que je lui aurais plu si on s’était rencontré avant?

La réponse à ses deux questions: rien.

Ma crampe au cerveau a continué pendant encore quelques secondes interminables. Alors qu’elle attendait ma réponse, je voyais le plaisir matinal de savourer un bon café disparaître lentement de son doux visage.

Elle s’inquiétait: «Ben voyons, JF, qu’est-ce qui ne va pas?»

La suite dans le prochain article.

 

Pour en savoir plus sur la jalousie: cliquez ici.
Source: Passeport Santé Québec

Pour en savoir plus sur les méthodes de contraception: cliquez ici.
Source: Société des obstétriciens et gynécologues du Canada

 

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